Côte d'Ivoire : Quand le Plastique Étouffe un Pays
- acharleselioth
- 19 mai
- 10 min de lecture
Il suffit d'une seule pluie. Une averse violente, comme celles qui s'abattent sur Abidjan entre mai et juillet, pour que la ville révèle son secret le plus sale. En quelques heures, les caniveaux débordent. Et avec l'eau boueuse, c'est une armée de déchets plastiques qui surgit : des bouteilles d'eau minérale par centaines, des sachets noirs qui flottent comme des méduses mortes, des emballages alimentaires, des gobelets, des pailles. Un torrent de plastique qui charrie vers la lagune Ébrié, cette "perle des lagunes", devenue le dépotoir géant d'une nation entière.

280 tonnes. Chaque jour. C'est ce qu'Abidjan produit comme déchets plastiques. Pas par mois. Pas par semaine. Par jour. Soit l'équivalent du poids de trois avions de ligne A380 au maximum de leur capacité. En une année, cela représente plus de 100.000 tonnes rien que pour la capitale économique. À l'échelle nationale, la Côte d'Ivoire génère entre 40.000 et 100.000 tonnes de déchets plastiques annuellement, selon les estimations officielles du ministère de l'Environnement. Et parmi ces montagnes de plastique, seulement 5 à 20% sont recyclés. Le reste ? Jeté dans les rues, abandonné dans les caniveaux, brûlé à l'air libre à l'entrée de chaque village et ville du pays, ou déversé directement dans les cours d'eau.
Le résultat est visible partout.
À Yopougon, la plus grande commune d'Abidjan avec ses 1,5 million d'habitants, les déchets plastiques tapissent littéralement les berges de la lagune. À Béago, petit village de pêcheurs de 3.000 âmes situé sur les rives de la lagune, les ordures plastiques s'étendent désormais sur au moins un kilomètre de berges. Paul Abé Blessoué, 73 ans, chef du village, ne décolère pas : "La situation est alarmante. Il n'y a plus de poisson à cause de la pollution. L'activité de pêche a été abandonnée." Des générations de pêcheurs, ruinées par le plastique.
La Lagune Qui Agonise
La lagune Ébrié, c'est 120.000 hectares d'eau saumâtre, la plus grande masse d'eau de ce type en Afrique de l'Ouest. Elle s'étend sur des dizaines de kilomètres, d'Abidjan à Grand-Bassam à l'est, jusqu'au parc national d'Azagny à l'ouest. Dans les années 1960 et 1970, ses eaux étaient d'un bleu azur cristallin. Les mangroves grouillaient de poissons, de crabes, d'oiseaux. Les touristes venaient de loin pour admirer ce joyau naturel.
Aujourd'hui, c'est un mouroir. Gérard Frère, un Français installé à Abidjan depuis 67 ans, propriétaire d'un hôtel sur la baie de Biétry, a vu la transformation en direct : "À Biétry, on était dans un coin de paradis. Maintenant, c'est un refuge de pôtô-pôtô" — ces zones boueuses infestées de moustiques, exposées constamment aux inondations. Spécialisé dans la pêche sportive, son activité a chuté de 50% en raison de la pollution qui décourage les clients. Et il lâche cette phrase glaçante : "30 centimètres de déchets plastiques sont tapis au fond de la lagune."
Trente centimètres. Une couche de plastique qui étouffe tout, qui empêche l'oxygénation de l'eau, qui asphyxie la faune aquatique. Imaginez : vous marchez le long de la berge, vous regardez cette eau qui autrefois scintillait, et sous la surface, invisible mais bien réelle, une chape de bouteilles, de sachets, d'emballages écrase tout signe de vie.
Les chiffres donnent le vertige. Selon Dr. Maryse Aka Koffi, responsable du laboratoire de planctonologie au Centre de Recherches Océanologiques (CRO), 200.000 tonnes de déchets plastiques sont déversées chaque année dans l'océan via la lagune Ébrié. 200.000 tonnes. C'est 548 tonnes par jour qui quittent la lagune pour rejoindre l'Atlantique, où elles se fragmentent en microplastiques, contaminent la chaîne alimentaire, remontent jusqu'à nos assiettes. "Ces fragments se retrouvent dans l'eau, l'air et même certains aliments. Ils contaminent la chaîne alimentaire et peuvent atteindre des organes vitaux comme le foie, le cerveau ou le placenta", avertit la chercheuse.
L'Économie du Plastique : Un Monstre à Deux Têtes
Mais comment en est-on arrivé là ? Les données du projet PADI (Plastique d'Abidjan : Devenir et Impact), publiées en 2025, éclairent l'ampleur du problème. La filière plastique en Côte d'Ivoire, c'est :
457.000 tonnes importées chaque année
200.000 tonnes rejetées dans l'environnement
82.000 tonnes exportées (recyclage, revente)
200.000 emplois directs (collecteurs informels, recycleurs, vendeurs)
Environ 2% du PIB national
Le plastique nourrit donc une économie parallèle massive. Des milliers de collecteurs informels — souvent appelés "recycleurs de rue" — arpentent Abidjan chaque jour pour ramasser bouteilles, sachets, emballages. Ils les revendent aux grossistes, qui les trient, puis les acheminent vers les rares centres de recyclage ou les exportent. Cette économie informelle fait vivre des familles entières. Mais le prix payé par l'environnement est colossal.
Car pour chaque tonne recyclée, quatre tonnes finissent dans la nature. Jetées dans les caniveaux à ciel ouvert qui strient Abidjan. Abandonnées sur les marchés. Entassées dans les dépôts sauvages qui parsèment les quartiers populaires comme Abobo, Adjamé, ou Port-Bouët. Et surtout, brûlées à l'air libre.
Le Rituel Toxique : Les Feux de Plastique
Entrez dans n'importe quel village ou ville de Côte d'Ivoire à la tombée du jour, et vous les verrez. Ces petits feux qui brûlent à l'entrée des agglomérations, sur le bord des routes, dans les cours des maisons. Des tas de déchets qu'on enflamme parce qu'il n'y a pas de ramassage organisé, parce que les décharges officielles sont trop loin, parce que "ça a toujours été comme ça."
Le problème ? Ces feux ne brûlent pas que du bois ou des feuilles mortes. Ils consument du plastique. Et quand le plastique brûle, il libère des dioxines et des furanes, des polluants organiques persistants classés parmi les substances les plus toxiques au monde. Ces composés provoquent des maladies respiratoires chroniques, des troubles endocriniens, des cancers. Ils s'accumulent dans les sols, contaminent les cultures vivrières plantées à proximité, s'infiltrent dans les nappes phréatiques.
À Yopougon, à Koumassi, à Marcory, les habitants allument ces feux sans savoir qu'ils empoisonnent leur propre environnement. Les enfants jouent à quelques mètres, respirant ces fumées noires et âcres qui montent vers le ciel. Les mères pilent le foutou en toussant, les yeux qui piquent. Et chaque jour, le cycle recommence.
Après la Pluie : Le Bal des Bouteilles Flottantes
La saison des pluies transforme Abidjan en théâtre de l'absurde. Dès les premières averses d'avril, les caniveaux se remplissent. Puis débordent. L'eau charrie tout sur son passage : des sachets noirs par milliers, des bouteilles d'eau, des gobelets, des emballages de biscuits, des pots de yaourt.
Le spectacle est surréaliste. Dans les rues inondées d'Adjamé ou d'Abobo, les habitants pataugent dans une eau brunâtre où flottent des déchets plastiques de toutes les couleurs. Les enfants, parfois, s'amusent à les pousser avec des bâtons. Les taxis contournent des amas de bouteilles coincées contre les trottoirs. Et inexorablement, cette marée plastique descend vers la lagune.
Aux abords de la lagune, le lendemain d'une forte pluie, on ne voit plus l'eau. Juste une surface compacte de plastique, comme une banquise artificielle. Des bouteilles par centaines de milliers, des sachets emmêlés qui forment des radeaux improvisés, des emballages qui dérivent lentement vers l'océan. Les riverains de Biétry, de Marcory Zone 4, ou de Treichville, se sont habitués à ce spectacle. Certains ne sortent même plus sur leurs balcons donnant sur la lagune. "Avant, on pouvait se baigner. Maintenant, on ne peut même plus regarder", confie Élise, 45 ans, habitante de Biétry depuis vingt ans.
Les Enfants Oubliés du Plastique
Mais au-delà du spectacle visuel, c'est la santé publique qui paie le prix fort. Selon l'UNICEF, 60% des cas de paludisme, de diarrhée et de pneumonie chez les enfants ivoiriens sont liés à la mauvaise gestion des déchets. Les déchets plastiques, en stagnant dans les caniveaux, créent des zones de reproduction idéales pour les moustiques vecteurs du paludisme. Les eaux contaminées, infiltrées par les microplastiques et les produits chimiques issus de la combustion, causent des infections gastro-intestinales massives.
À l'hôpital général d'Abobo, le Dr. Kouamé Yao, pédiatre, reçoit chaque jour des enfants souffrant de diarrhées aiguës. "On traite les symptômes, mais on sait que tant que l'environnement ne sera pas assaini, ils reviendront la semaine suivante. C'est un cycle sans fin." Les quartiers populaires, où le ramassage des ordures est quasi inexistant, sont les plus touchés. À Abobo PK-18, à Yopougon Sicogi, à Koumassi Remblais, les déchets plastiques s'entassent pendant des semaines, parfois des mois, avant qu'une opération de nettoyage — souvent organisée par des ONG ou des associations de quartier — ne vienne temporairement alléger le fardeau.
L'Interdiction Oubliée
En 2014, la Côte d'Ivoire a interdit les sachets plastiques non biodégradables de moins de 30 microns d'épaisseur. Une mesure saluée à l'époque. Les pharmacies, boulangeries, stations-service, supermarchés se sont conformés, proposant désormais des sacs en papier ou des sacs réutilisables. Douze ans plus tard, en 2026, quel bilan ?
Dans les grandes surfaces et les commerces formels, l'interdiction est respectée. Mais elle n'a eu aucun impact sur le secteur informel, qui représente pourtant plus de 80% de l'économie ivoirienne. Sur les marchés d'Adjamé, de Cocody, de Treichville, les commerçants continuent de distribuer des sachets plastiques noirs par millions. Les vendeurs ambulants emballent la viande, le poisson, les légumes dans du plastique. Les "kiosques à tout" qui jalonnent chaque rue vendent de l'eau en sachet — les fameux "Pure Water" — par milliers chaque jour.
Résultat : l'interdiction n'a touché qu'une fraction minuscule du problème. Le ministre de l'Environnement lui-même l'admet en creux lorsqu'il déclare, en 2025, que "5 à 20% sont recyclés tandis que le reste est jeté dans les rues, les dépôts sauvages ou brûlé à l'air libre." Treize ans après une loi censée régler le problème, 80 à 95% des déchets plastiques finissent toujours dans la nature.
Les Initiatives qui Émergent
Face à ce désastre, des voix se lèvent. Des initiatives locales tentent de renverser la vapeur. L'entreprise sociale Coliba, par exemple, a monté un centre de formation pour intégrer 6.000 collecteurs informels dans une chaîne de valeur structurée du recyclage. L'association Abidjan Ma Lagune, créée par des riverains du quartier Biétry, organise des opérations de nettoyage mensuelles et sensibilise les populations.
En 2023, la Côte d'Ivoire a accueilli la Journée mondiale de l'environnement, plaçant la lutte contre la pollution plastique au cœur de l'événement. Une caravane de sensibilisation a parcouru Abidjan. Des solutions proposées par des entreprises ont été exposées. Le gouvernement a annoncé une stratégie nationale de gestion des déchets plastiques.
Mais entre les annonces et la réalité du terrain, le fossé reste immense. Car tant que le ramassage des ordures ne couvrira pas l'ensemble du territoire, tant que les centres de recyclage resteront insuffisants, tant que les alternatives au plastique à usage unique ne seront pas accessibles financièrement aux classes populaires, le plastique continuera d'étouffer la Côte d'Ivoire.
Le Coût Invisible
Les économistes de la Banque mondiale ont calculé que le coût des dommages causés par les plastiques en milieu marin oscille entre 10.000 et 33.000 dollars par tonne de déchets. Appliqué aux 200.000 tonnes que la Côte d'Ivoire déverse annuellement dans l'océan via la lagune Ébrié, cela représente entre 2 et 6,6 milliards de dollars de dégâts environnementaux et économiques par an. Soit entre 1.200 et 4.000 milliards de FCFA, l'équivalent de 8 à 27% du PIB ivoirien.
Ces chiffres vertigineux intègrent la destruction des écosystèmes marins, la perte de biodiversité, les coûts sanitaires liés aux maladies induites par la pollution, la baisse du tourisme, la dévaluation immobilière des zones polluées. Mais ils ne captent pas l'essentiel : la perte d'identité. Car la lagune Ébrié, ce n'est pas qu'un plan d'eau. C'est le cœur historique d'Abidjan, le berceau de l'ethnie Ébriée, le symbole même de la capitale économique. En la laissant mourir sous le plastique, c'est une part de l'âme ivoirienne qui s'éteint.
2026 : Le Moment de Vérité
Nous sommes en 2026. La Côte d'Ivoire a connu une croissance économique moyenne de 7% par an sur la dernière décennie. Le pays est devenu un hub régional, attirant des investissements massifs. La population a explosé : 27 millions d'habitants en 2021, contre 3,6 millions en 1960. L'urbanisation galopante a fait d'Abidjan une mégapole de plus de 5 millions d'âmes.
Mais cette croissance s'est faite sans planification environnementale. Les infrastructures de gestion des déchets n'ont pas suivi. Les caniveaux d'Abidjan datent pour la plupart des années 1970 et 1980. Les décharges officielles, comme celle d'Akouédo, sont saturées depuis des années. Le système de ramassage des ordures ne couvre que les quartiers riches et les zones commerciales. Le reste — soit la majorité du territoire — est livré à lui-même.
Résultat : 280 tonnes de plastique par jour à Abidjan. 200.000 tonnes par an qui rejoignent l'océan. 30 centimètres de déchets au fond de la lagune Ébrié. Et des générations d'enfants ivoiriens qui grandissent en croyant que c'est normal de voir des bouteilles flotter dans les caniveaux après chaque pluie.
Conclusion : Quel Héritage ?
Il y a quelque chose de profondément symbolique dans cette invasion plastique. Le plastique, c'est le matériau de la modernité : léger, pratique, peu coûteux, versatile. Mais c'est aussi le matériau de l'irresponsabilité : on l'utilise quelques minutes, puis on le jette, et il reste là pendant 400 ans. En laissant le plastique envahir ses rues, ses caniveaux, sa lagune, la Côte d'Ivoire fait face à une question existentielle : quel pays veut-elle être ?
Un pays moderne qui accepte de payer le prix environnemental de sa croissance ? Ou un pays qui invente un nouveau modèle, qui transforme cette crise en opportunité, qui fait du recyclage une industrie, qui sensibilise sa jeunesse, qui assainit ses quartiers, qui rend à sa lagune sa splendeur d'antan ?
La réponse se joue maintenant. Car dans dix ans, si rien ne change, les 30 centimètres de plastique au fond de la lagune Ébrié seront devenus un mètre. Les poissons auront définitivement disparu. Les riverains auront abandonné leurs maisons. Et les touristes, en survolant Abidjan, ne verront plus la "perle des lagunes", mais un immense dépotoir à ciel ouvert, cimetière d'une beauté perdue.
Les bouteilles flottent encore dans les caniveaux d'Abidjan. La question est de savoir combien de temps encore on acceptera de les regarder passer.
Article rédigé en mai 2026, alors que 280 tonnes de déchets plastiques sont produites quotidiennement à Abidjan et que 200.000 tonnes rejoignent l'océan chaque année via la lagune Ébrié.
SOURCES
1. Agence Ivoirienne de Presse (AIP) - Septembre 2025
Titre : "Les microplastiques, une menace silencieuse pour la santé humaine (Reportage)" Date : 1er septembre 2025 URL : https://www.aip.ci/241983/cote-divoire-aip-les-microplastiques-une-menace-silencieuse-pour-la-sante-humaine-reportage/
2. Agence Ivoirienne de Presse (AIP) - Août 2025
Titre : "200 000 T de plastiques déversées chaque année dans la lagune Ébrié (chercheuse)" Date : 28 août 2025 URL : https://www.aip.ci/240765/cote-divoire-aip-200-000-t-de-plastiques-deversees-chaque-annee-dans-la-lagune-ebrie-chercheuse/
3. Journal de Brazza / Journal de Malabo - Décembre 2022
Titre : "A Abidjan, seulement 5% des déchets plastiques sont recyclés" Date : 10 décembre 2022 URL : https://www.journaldebrazza.com/a-abidjan-seulement-5-des-dechets-plastiques-sont-recycles/
4. PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) - Mai 2023
Titre : "La Côte d'Ivoire veut en finir avec la pollution plastique" Date : 31 mai 2023 URL : https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/recit/la-cote-divoire-veut-en-finir-avec-la-cote-divoire-veut-en-finir-avec-la-pollution-plastique
5. The Conversation - Septembre 2024
Titre : "Gestion des déchets : en Côte d'Ivoire, l'immense potentiel de l'économie circulaire" Date : 4 septembre 2024 URL : https://theconversation.com/gestion-des-dechets-en-cote-divoire-limmense-potentiel-de-leconomie-circulaire-194698
6. Ministère de l'Environnement et de la Transition Écologique - CEDEAO
Titre : "Lutte contre les déchets plastiques : la CEDEAO renforce son cadre régional" URL : https://environnement.gouv.ci/lutte-contre-les-dechets-plastiques-la-cedeao-renforce-son-cadre-regional/
7. Ministère de l'Environnement CI - Actualités
Titre : "Pollution plastique en Côte d'Ivoire" URL : https://web2.environnement.gouv.ci/index.php/actualite/442
8. Green Ivory - Novembre 2024
Titre : "La pollution plastique en Côte d'Ivoire" Date : 3 novembre 2024 URL : https://greenivory.org/la-pollution-plastique-en-cote-divoire/
9. Arab News FR - Lagune Ébrié
Titre : "Côte d'Ivoire: polluée, 'la perle des lagunes' d'Abidjan a perdu de son éclat" URL : https://www.arabnews.fr/node/281271/international
10. Chroniques d'Architecture - Septembre 2025
Titre : "Comment réconcilier Abidjan avec sa lagune ?" Date : 2 septembre 2025 URL : https://chroniques-architecture.com/comment-reconcilier-abidjan-avec-sa-lagune/
11. Radiosamo - Août 2022
Titre : "Côte d'Ivoire, étouffée par le plastique, la 'perle des lagunes' d'Abidjan est en train de mourir" Date : 26 août 2022 URL : https://radiosamo.net/news/cote-d-ivoire-etouffee-par-le-plastique-la-perle-des-lagunes-d-abidjan-est-en-train-de-mourir-4038
12. Africanews - Août 2024
Titre : "Côte d'Ivoire : polluée, 'la perle des lagunes' a perdu de son..." Date : 13 août 2024 URL : https://www.africanews.com/2022/08/24/cote-divoire-polluee-la-perle-des-lagunes-a-perdu-de-son-eclat/



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