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Vers une Révision de la Circulation en Côte d’Ivoire (3/3) : Une régulation forte

Des décisions nécessaires pour avancer

Des lois pour nos routes, il y en a eu en Côte d’ivoire : 

  • Décret n° 2017-792 du 06 décembre 2017 portant limitation de l’âge des véhicules d’occasion importés et leur période d'exploitation sur le territoire ivoirien, avec des restrictions spécifiques pour les taxis, minicars, camionnettes, et camions.

  • Septembre 2022 : De nouvelles amendes forfaitaires pour les contraventions au code de la route ont été introduites, allant de 20 000 à 360 000 FCFA (on mettra le lien vers les amendes évoquées sur la page Facebook PRISME), avec possibilité d'emprisonnement pour les infractions les plus graves.

  • Décembre 2024 : Décision sur le renforcement des contrôles routiers à travers l'extension de la vidéo-verbalisation et de l'intensification des contrôles physiques sur les principaux axes routiers, de l'encadrement des minicars, notamment, de la réglementation stricte des véhicules de type « Massa » pour les trajets interurbains.

  • Décembre 2024 : préparation de l’application imminente du décret interdisant les engins à deux et trois roues sur le boulevard Félix Houphouët-Boigny (ex-VGE), le directeur général du Transport terrestre et de la Circulation (DGTTC),

  • Janvier 2025 : l’arrêté n° 0007/MFB/CAB stipule qu’aucun contrat d’assurance ne sera délivré sans certificat de visite technique en règle. La durée de validité de l’assurance devra également correspondre à celle du certificat.Houphouët-Boigny, avec des réunions prévues pour discuter de cette mesure avec les acteurs de la livraison et de la messagerie.


Wide angle view of a bustling cityscape with various media outlets
Contrôle routier Abidjan

La décision de décembre 2024, limitant les motos sur le boulevard Félix Houphouët-Boigny (ex-VGE), a marqué un tournant dans la gestion de la circulation en Côte d’Ivoire. Ce choix, motivé par des préoccupations de sécurité et de fluidité du trafic, nous pousse aujourd’hui à aller encore plus loin. Il est temps de repenser l’organisation de la circulation sur nos routes, de protéger les usagers, et de préserver notre environnement urbain.


Limiter les gbakas aux grands axes


Les gbakas, bien qu’essentiels pour la mobilité à Abidjan, posent un problème majeur lorsqu’ils circulent dans les ruelles étroites des quartiers. Leur taille, leur vitesse, et leur tendance à se faufiler partout créent des embouteillages et augmentent les risques d’accidents. En les limitant aux grands axes, nous pourrions :

  • Réduire la congestion dans les quartiers.

  • Mieux contrôler leur état technique et leur capacité à transporter des passagers en toute sécurité.

Cette mesure permettrait de concentrer les ressources de contrôle sur les axes principaux, où leur impact est le plus significatif.



Interdire les massas sur les autoroutes principales


Les massas, souvent surchargés et mal entretenus, représentent un véritable danger sur les autoroutes. Leur faible vitesse et leur instabilité augmentent les risques de collisions graves. Leur interdiction sur ces axes rapides aurait plusieurs avantages :

  • Améliorer la sécurité pour les véhicules circulant à grande vitesse.

  • Réduire les accidents graves liés à l’éclatement de pneus ou à des pannes mécaniques.

  • Encourager l’utilisation de véhicules plus adaptés, tels que les autocars ou minibus homologués.


Woro-woro et taxis pour les petits axes


Dans les quartiers, seuls les woro-woro et les taxis devraient être autorisés à circuler. Ces véhicules, plus adaptés aux trajets courts et aux petites rues, offrent une meilleure maniabilité et sont plus faciles à réguler. En limitant les gbakas et autres véhicules imposants, nous pourrions :

  • Fluidifier la circulation dans les quartiers.

  • Améliorer la qualité du service de transport urbain.

  • Réduire les nuisances sonores et environnementales.


Limiter les motos-taxis aux quartiers


Les motos-taxis, impliqués dans près de 37 % des accidents mortels en Côte d’Ivoire en 2022 (en quelle année?), posent un défi majeur. Si leur rôle dans la mobilité urbaine est indéniable, leur présence sur les routes principales est source de dangers. En les confinant aux quartiers, nous pourrions :

  • Réduire les risques d’accidents sur les grands axes.

  • Obliger un age minimum de 21 ans pour la conduite des motos et des motos taxis.

  • Maintenir leur utilité pour des trajets courts dans des zones à faible trafic.

  • Favoriser des alternatives plus sûres pour le transport interurbain.


Interdire les motos de transport sur les routes principales


Les motos utilisées pour le transport de passagers sur les routes principales sont un facteur majeur d’accidents graves. Elles circulent souvent à des vitesses dangereuses, sans équipement de sécurité adéquat. Cette interdiction permettrait de :

  • Diminuer les décès liés aux collisions impliquant des motos.

  • Encourager les conducteurs à respecter les lois en optant pour des activités dans des zones plus sécurisées.

  • Inspirer la mise en place de régulations strictes, comme au Rwanda, où les conducteurs de motos doivent suivre une formation obligatoire et obtenir un permis spécifique.


S’inspirer des meilleures pratiques africaines


D’autres pays africains ont mis en œuvre des règles qui pourraient inspirer la Côte d’Ivoire :

  • Rwanda : Régulation stricte des motos-taxis, avec permis spéciaux et contrôle technique régulier.

  • Sénégal : Création de pistes cyclables pour séparer les flux de circulation et réduire les collisions.

  • Afrique du Sud : Campagnes de sensibilisation massives pour responsabiliser les conducteurs et réduire les accidents de moitié en cinq ans.

  • Burkina Faso : Obligation pour les concessionnaires moto de vendre les engins avec des casques

  • Ghana : Zones urbaines sans motos pour minimiser les risques d’accidents graves.


Un impact positif sur notre environnement


Au-delà de la sécurité, ces mesures contribueraient à assainir nos villes :

  • Réduction des nuisances sonores causées par les klaxons et moteurs bruyants.

  • Amélioration de la qualité de l’air, en limitant les véhicules vétustes et polluants.

  • Meilleure organisation urbaine, avec des flux de circulation adaptés aux infrastructures existantes.


Conclusion : Une réforme urgente et nécessaire

La sécurité routière est une responsabilité collective. Ces règles, si elles sont adoptées, pourraient transformer nos routes en espaces plus sûrs, plus fluides et plus respectueux de l’environnement. Mais leur réussite dépend de leur application rigoureuse et de l’implication de tous : autorités, transporteurs, et citoyens.


Il est temps d’agir ! Chacun d’entre nous peut contribuer à cette transformation en respectant les règles, en faisant preuve de civisme, et en soutenant ces mesures pour un avenir plus sûr et harmonieux. La route appartient à tous, protégeons-la ensemble.


Comment garantir l’application stricte de ces nouvelles régulations ? Comment sensibiliser davantage les usagers de la route aux dangers de l’incivisme routier ? Ne faut-il pas penser aussi aux prix des véhicules sur nos routes ?


 
 
 

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